Après une enquête de cinq ans lancée en 2013 suite à l’arrestation d’un individu appréhendé avec un sac poubelle contenant 7,6 kilogrammes d’os de tigre appartenant à plusieurs spécimens, un réseau international revendant partie par partie à des acheteurs vietnamiens des tigres, des lions et des pumas abattus a été mis au jour en juillet 2018 en République tchèque.

Dans un article publié lundi 19 novembre dernier, le quotidien britannique The Guardian souligne l’implication dans ce trafic de cirques et d'élevages privés (les « kontaktni zoos ») où les visiteurs peuvent caresser des grands félins âgés de quelques mois.

TIGRE MALE TRAFIC REPUBLIQUE TCHEQUE

(Document des douanes tchèques)

Selon un rapport rédigé par la police et les douanes tchèques à l’intention des membres de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites), des cubes de bouillon à base de tigre, prétendument censés soulager les affections osseuses, étaient vendus 60 € le gramme tandis que la peau des animaux se négociait entre 2.000 et 4.000 €. Les griffes, elles, étaient proposées à 100 € l’unité.

« Nous avertissons depuis plusieurs années que le commerce illégal de produits à base de tigre constitue un problème très sérieux en Europe, et pas seulement en Asie », a déclaré Pavla Říhová, inspectrice de la commission tchèque de l’environnement (CEI). « Beaucoup de tigres sont maintenus en captivité sur le Vieux Continent, mais on manque de visibilité sur qui les détient et où. »

D’après une étude réalisée sur la foi des registres de la Cites, 174 tigres étaient recensés en 2015 en République tchèque, dont seulement 34 au sein de zoos reconnus.

Voici le lien permettant de découvrir l’intégralité du rapport transmis aux instances de la Cites : https://cites.org/sites/default/files/eng/com/sc/70/Inf/E-SC70-Inf-24.pdf