En 2014, le parc zoologique de Paris - rouvert le 12 avril de la même année - avait attiré près d’un 1,5 million de visiteurs en huit mois et demi. La direction de l’établissement misait alors sur un nombre d’entrées équivalent pour les années suivantes. Or la saison 2015 n’a pas été à la hauteur des espérances avec seulement 915.000 visiteurs officiellement enregistrés. Diverses rumeurs ont circulé ces derniers temps sur les remèdes envisagés par le Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) - dont dépend le « zoo de Vincennes » - pour relancer la fréquentation du parc, de l’ouverture anticipée de la zone consacrée à l’Afrique équatoriale à l’accueil d’une espèce emblématique non prévue dans le projet initial, en l’occurrence les éléphants.

Pourtant, selon des sources non officielles, une autre option aurait la préférence des responsables de l’établissement de la Porte Dorée. Sacrifiant à la mode des « hébergements insolites », les décisionnaires envisageraient non seulement de rouvrir l’accès au sommet du Grand Rocher au public mais aussi de s'inspirer du zoo de Londres (Royaume-Uni) en aménageant plusieurs gîtes au sein de l’emblématique ouvrage. Début décembre dernier, le zoo de Regent's Park avait annoncé l’inauguration pour ce printemps 2016 d’un « hôtel-lodge » de neuf cabanes en bois à proximité du nouvel espace des lions d’Asie, inauguré jeudi 17 mars dernier.

GRAND ROCHER DU PARC ZOOLOGIQUE DE PARIS

Érigé entre 1932 et 1934, le Grand Rocher mesure 65 mètres de haut. Cet édifice en béton armé a été restauré de 1994 à 1997. Deux escaliers hélicoïdaux parallèles permettent d'accéder à sa plate-forme sommitale (photo Ph. Aquilon).

Ces hébergements pour deux à huit personnes offriraient une vue imprenable sur la plaine de la biozone Sahel-Soudan abritant notamment les grands koudous (Tragelaphus strepsiceros) et les girafes de Kordofan (Giraffa camelopardalis antiquorum).

En outre, l’enclos des babouins de Guinée (Papio papio) pourrait être réaménagé afin de permettre aux primates de grimper jusqu’aux baies vitrées des « appartements ». En alternance, les singes partageraient cette face du Grand Rocher avec des bouquetins de Nubie (Capra nubiana), plus particulièrement des individus appartenant à la sous-espèce - admise par certains spécialistes - présente à l’est du Soudan (C.n. nubiana). Le studbook européen (ESB) de ce caprin est d’ailleurs géré par la réserve de la Haute-Touche dans l’Indre, parc animalier également propriété du MNHN.

Pour l’heure, aucune information sur le coût du projet ou le tarif des nuitées n’a filtré