Selon les conclusions d’une étude publiée mercredi 4 mai 2016 par la revue PeerJ et menée par diverses organisations dont la National Geographic Society, la Société zoologique de Londres (ZSL), le groupe des spécialistes des félins (CSG) de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et Panthera, les léopards (Panthera pardus) ont aujourd’hui perdu environ 75% de leur aire de répartition historique.

Après que les scientifiques se sont penchés sur plus de 1.300 sources contenant des informations sur les distributions passés et actuelles du félin, l'entreprise de cartographie Biogemaps a établi l'aire de répartition historique de la panthère qu'elle a superposée avec les évaluations actuelles.

L'aire de répartition du léopard couvrirait actuellement 8,5 millions de km2 contre 35 millions de km2 autrefois.

PANTHERE DE CEYLAN

Panthère de Ceylan en captivité au Parc des félins, à Lumigny-Nesles-Ormeaux, en octobre 2015 (Seine-et-Marne) (photo Ph. Aquilon).

« Nos résultats remettent cause l'hypothèse classique voulant que, dans de nombreuses régions, les léopards restent relativement abondants et ne soient pas sérieusement menacés », souligne Andrew Jacobson, principal auteur de ces travaux. D’après lui, la nature notoirement discrète du léopard pourrait contribuer à masquer son déclin.

Pour M. Jacobson, cette étude met également en évidence la nécessité de nouvelles recherches sur les sous-espèces les moins étudiées, trois d’entre-elles ayant fait l’objet de moins de cinq publications au cours des 15 dernières années.

Parmi celles-ci figurent les panthères de Ceylan (Panthera pardus kotiya) et de Java (Panthera pardus melas), respectivement classées en « danger » et « en danger critique » d’extinction par l’UICN.

Source : National Geographic.