La sauvegarde de l’ours polaire (Ursus maritimus) sera au cœur d’un second colloque international organisé par l’association Pôles Actions vendredi 28 et samedi 29 mars 2014 à Paris.

COLLOQUE OURS POLAIRE

Après une première édition en octobre 2012, cette rencontre entend faire le point sur la protection de l’ours polaire et les menaces qui pèsent sur son habitat. Les intervenants présenteront ainsi les dernières recherches sur le plus grand carnivore terrestre (avec l’ours kodiak), les écosystèmes arctiques, la géopolitique de l’Arctique et les conclusions du dernier rapport du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).

« Les glaces marines polaires et leurs liens avec l’océan mondial », « l’impact de l’industrie pétrolière en milieu arctique », « la chasse : idées fausses et réalités de terrain », « les oiseaux marins de l’Arctique face aux changements climatiques » ou encore « les impacts des changements climatiques et des polluants sur le métabolisme énergétique des ours polaires de la mer de Barents » seront quelques-uns des thèmes abordés lors de ces deux journées de débats.

OURS POLAIRE EN ALASKA

Ours polaire surveillant une carcasse de baleine dans le refuge faunique national Arctic au nord-est de l'Alaska (photo Alan D. Wilson).

Le pizzly, avenir de l’ours polaire ?

Professeur de biologie évolutive à l'Université Pierre-et-Marie-Curie (Paris VI), Hervé Le Guyader évoquera également la question du pizzly ou grolar avec un « plaidoyer pour la sauvegarde du pizzly, réservoir de biodiversité » (voir http://biofaune.canalblog.com/archives/2012/10/28/25436579.html).

« Nous nous proposons de narrer cette histoire évolutive, en détaillant une complexité très instructive si l’on se penche sur le difficile problème de la conservation de l’espèce U. maritimus, qui paraît menacée depuis l’accélération de la fonte de la banquise. En effet, certains proposent d’éliminer les pizzlys pour « préserver l’espèce ». On montrera qu’une telle prise de position tient à une confusion sur la signification du concept de biodiversité. Dans un tel cas, il convient plutôt de laisser faire la nature, car nous verrons que le pizzly a déjà sauvé l’espèce » estime le chercheur dans le résumé de son propos.

PIZZLY

 Pizzly adulte naturalisé au Rothschild Museum de Tring, en Angleterre (photo Sarah Hartwell).

Outre les conférences des plus grands spécialistes du sujet, plusieurs films, dont certains inédits en France, seront projetés afin de dévoiler en images l’évolution de l’Arctique. Grâce à des « informations impartiales et argumentées », ce colloque veut permettre à chacun d’agir en parfaite connaissance de cause.

http://www.ourspolaire.org