Forgé en 1988 par l’équipe du chercheur britannique Norman Myers au Green College de l’Université d’Oxford, le concept de « hotspot » a fait florès. Aujourd’hui, 34 « points chauds » de la biodiversité ont été recensés à travers le monde, du Sud-Ouest australien aux montagnes d’Asie centrale en passant par la Forêt atlantique (mata atlântica) brésilienne, le bassin méditerranéen ou la péninsule indo-birmane. Couvrant 15,7 % de la surface terrestre du globe, ces zones se caractérisent par une biodiversité à la fois d'une grande richesse et menacée par l'activité humaine.

TERRES SAUVAGES N°300


Selon la définition donnée en 2004 par l’ONG Conservation International, un hotspot est une zone contenant au moins 1 500 espèces de plantes vasculaires endémiques et ayant perdu au moins 70 % de sa végétation primaire. Côté faune, plus de 80 % des mammifères et oiseaux considérés par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) comme en danger critique d’extinction et près de 90 % des amphibiens classés en danger (sur)vivent au sein des hotspots. Ces joyaux de la biodiversité bénéficient de programmes de sauvegarde destinés à freiner l’érosion et la perte de leurs richesses naturelles, programmes notamment financés via le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques (CEPF).

Pour son 300ème numéro, le magazine Terre Sauvage de janvier 2014 a voulu célébrer ces 34 merveilles du monde avec le concours de l’agence photo NPL (Natural Picture Library). Un magnifique voyage par l’image et le texte, de la vallée de la rivière Urubamaba au Pérou au Sanctuaire de rhododendrons de Shingba en Inde.

Par ailleurs, les grilles du Ministère du Développement, 27 rue de la Convention à Paris, accueille jusqu'à la mi-mars 2014 une exposition photographique destinée à informer visiteurs, passants et curieux de la menace planant sur ces écosystèmes exceptionnels.

Terre Sauvage n°300, janvier 2014, 5,95 €.