Le groupe de luxe français Kering, dont la marque Gucci est l'un des plus principaux consommateurs mondiaux de ces peaux de serpent, a signé vendredi 22 novembre 2013 un accord afin d’assainir les conditions du commerce du python. Ce « Partenariat pour la conservation du python » a été conclu avec l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le Centre du commerce international (CCI),  agence conjointe de L’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Cet accord vise à améliorer le caractère durable du commerce du python avec la mise en place de recommandations concrètes d'ici 18 mois.

En 2012, l’UICN avait dénoncé les abus dans le commerce des peaux de python utilisées dans l'industrie de la mode européenne et souhaité un système de traçabilité de l'origine des peaux. En effet, le commerce illégal de ces dernières met en danger la survie de plusieurs espèces de pythons originaires du Sud-Est asiatique. Pour l’ONG, « une importante proportion des peaux vendues provient d'animaux sauvages, au-delà des quotas autorisés, avec l'utilisation de faux permis ».

PYTHON DE BIRMANIE

À l’état sauvage, le python birman adulte mesure en moyenne 3,70 m, les spécimens dépassant 4 m restant rares.  Le record de longueur de l’espèce serait détenu par une femelle élevée en captivité au Serpent Safari de Gurnee (Illinois, États-Unis) atteignant 5,74 m à sa mort (photo Tim Vickers).

Des données peu crédibles

D’après une étude réalisée par l’organisation internationale TRAFFIC siégeant à Cambridge (Royaume-Uni), les coûts d'élevage s’avérant supérieurs aux prix de vente des peaux, il est peu crédible que plus de 20% des peaux de python exportées proviennent de spécimens d'élevage. Or les serpents sauvages sont souvent capturés avant d’avoir pu se reproduire.

Estimé à près d’un milliard de dollars (740 millions d'euros) et faisant vivre notamment des villageois, des fermiers, des tanneurs ou encore des exportateurs, le commerce des peaux concernerait annuellement entre 500.000 et 800.000 pythons de six espèces dont le python birman (Python bivittatus) et le python réticulé (Broghammerus reticulatus).

Le python birman est classé vulnérable par l’UICN, c’est-à-dire confronté à un risque élevé d’extinction à l’état sauvage.

Aujourd’hui, l'Indonésie, la Malaisie et le Vietnam sont les principaux pays fournisseurs de ce négoce transitant à plus de 70% par Singapour à destination de l'Italie, l'Allemagne et la France.

Source : AFP.