À l’occasion de la Fête de la Nature, la Marche des sciences d’Aurélie Luneau traitera, jeudi 23 mai 2013 à 14 heures, de « l’homme et la nature, l’histoire d’une domination » avec Valérie Chansigaud, historienne des sciences et de l’environnement, auteure de Histoire de l’homme et la nature (Delachaux et Niestlé).

Le lendemain, vendredi 24 mai à 18 h 20, le Magazine de la rédaction évoquera la présence du loup dans le Mercantour avec un reportage de Véronique Rebeyrotte. Un sujet d’actualité avec l’annonce de la signature,  jeudi 16 mai 2013, du plan national loup 2013-2017 et de trois arrêtés « nécessaires à sa mise en œuvre » par Delphine Batho et Stéphane Le Foll, ministres de l'Écologie et de l'Agriculture.

L’un de ces arrêtés fixe à 24 le nombre maximum de loups dont l'abattage pourra être autorisé pour la période 2013-2014. Les animaux pourront être abattus dans certaines zones en cas de menaces avérées pour les troupeaux.

Selon Christophe Castaner, député des Alpes-de-Haute-Provence et président du Groupe national loup, « ce nombre a été déterminé pour garantir la progression de l'espèce, mais une progression faible parce qu'actuellement, les loups progressent de 19% par an, ce qui est assez spectaculaire ». Pourtant, si l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) classe globalement le loup gris européen en préoccupation mineure, l’ONG considère la population des Alpes centrales et occidentales comme étant « en danger ».

VALLON DE MOLLIERESIci, dans le vallon de Mollières, au cœur du Parc national du Mercantour, le loup est officiellement réapparu le 5 novembre 1992 : deux spécimens y ont été observés par 4 gardes du Parc et de l'Office National des Forêts (photo Wikimedia Commons).