Un premier lézard des murailles (Podarcis muralis) a pointé le bout de son museau mercredi, près d’un tas de bois très prisé de ces petits reptiles assez familiers. Appelé « rapiète » ou « langrotte » dans le Sud-Ouest, le lézard gris des murailles est le plus commun des lézards vivant en France.

LEZARD GRIS 02

Présente sur tout le territoire à l’exception de la Corse, l’espèce se rencontre depuis le niveau de la mer jusqu’à plus de 2.000 m d’altitude. Dans le sud, elle est visible toute l’année. En revanche, dans les régions plus septentrionales, elle hiverne d’octobre à mars. Toutefois, si les températures sont clémentes, le lézard des murailles sort volontiers de sa cachette hivernale.

Le mâle atteint une vingtaine de centimètres à l’âge adulte, la femelle étant légèrement plus petite. Se nourrissant d’insectes, de chenilles ou encore d’araignées, ce lézard est la proie de certains oiseaux, des hérissons mais aussi des chats auxquels il échappe parfois en sacrifiant l’extrémité de sa queue. Sa longévité est estimée à 7 ans.

LEZARD GRIS

Protégé sur tout le territoire national, le lézard des murailles n’est pas menacé d’extinction. L’espèce est classée en « préoccupation mineure » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Toutefois, ce lézard souffre de la disparition et de la modification de ses habitats naturels comme des effets toxiques des herbicides et des pesticides.