Dimanche 24 mars 2013 à 20 h 40 sur France 5, le documentaire «Quand le terroir se rebiffe» partira à la rencontre d’agriculteurs rebelles, femmes et hommes refusant le joug du productivisme défigurant et polluant nos campagnes. Attachés aux savoir-faire traditionnel et aux saveurs authentiques, ces adeptes d’une agriculture raisonnée sont entrés en résistance contre les produits de grande consommation copiant de façon éhontée le terroir.

BAZADAISE 01

Si ses origines de la bazadaise restent sujettes à controverses, la bazadaise semblerait issue d'ancienes races locales avec, vraisemblablement, un croisement lointain avec de type ibérique (Photo Cyrille Bernizet).

Près de Libourne, Bérénice Walton se consacre ainsi à l’élevage de bœufs gras de race bazadaise. Aujourd’hui, cette race compte près de 3000 animaux. Sa répartition géographique demeure limitée au grand sud-ouest, même si elle est exportée dans plusieurs pays dont l’Australie. Originaire du sud de la Gironde, la race tire d’ailleurs son nom de la petite ville de Bazas.

Race de trait

Jadis réputée pour ses aptitudes au travail, elle était utilisée non seulement dans les champs mais aussi pour le débardage dans les forêts landaises. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la motorisation de l’agriculture entraîne le déclin de la bazadaise dont les effectifs fondent. Ils passent de 61.000 en 1943 à environ 20.000 en 1958.

BAZADAISE 02

(Coll. particulière)

Puis la moitié du cheptel disparaît la décennie suivante. En 1976, le troupeau bazadais est estimé entre 450 à 500 bêtes. Au milieu des années 1960, l’élevage s’oriente essentiellement vers la production de viande. Grâce à sa musculature d'animal de trait, la bazadaise se reconvertit en race bouchère.

Sauvée dans les années 1970

Un plan de sauvegarde de la race est lancé dans les années 1970. En 1978, les éleveurs établissent notamment un programme de gestion du patrimoine génétique afin d’éviter la consanguinité.

BAZADAISE 03(Coll. particulière)

La bazadaise se distingue par sa robe unie de couleur gris ardoise. La tête, au mufle rosé, s’avère généralement plus sombre. Horizontales à la base, les cornes se redressent ou s'abaissent en formant un croissant aux extrémités. Mesurant 140 cm au garrot, la vache pèse environ 750 kg. Quant au taureau, il toise 145 cm au garrot pour une masse oscillant de 900 à 1.100 kg.

Signé Olivier de Vellis, ce documentaire sera également visible sur les sites www.france5.fr et www.pluzz.fr